Pour la vente ou la location,

Diagnostic gaz de votre logement

Vous vendez ou louez un logement dont l’installation de gaz a plus de 15 ans ? Le diagnostic gaz est obligatoire. Il est valable 3 ans pour une vente et 6 ans pour une location, et doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié.

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Sommaire :

Le diagnostic gaz en bref

  • Nom officiel : état de l’installation intérieure de gaz.
  • Obligatoire : à la vente et à la location d’un logement dont l’installation de gaz a plus de 15 ans.
  • Validité : moins de 3 ans à la promesse ou à l’acte de vente, moins de 6 ans à la signature du bail.
  • Périmètre : parties privatives du logement et dépendances, contrôlées sans démontage.
  • Dispense : un certificat de conformité de moins de 3 ans (Qualigaz, Dekra ou Copraudit) peut le remplacer.
  • Réalisé par : un diagnostiqueur certifié.

Source : service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 17 septembre 2026.

Pourquoi le diagnostic gaz est-il obligatoire ?

Une installation de gaz ancienne ou mal entretenue expose les occupants à trois dangers : la fuite de gaz, l’explosion et l’intoxication au monoxyde de carbone. Le diagnostic gaz vérifie que l’installation ne présente pas ces risques et informe l’acquéreur ou le locataire de son état réel.

Il contrôle les appareils fixes de chauffage et d’eau chaude, les tuyauteries fixes d’alimentation et l’aménagement des locaux, notamment l’aération et l’évacuation des fumées (service-public.gouv.fr).

Depuis quand le diagnostic gaz est-il obligatoire ?

Le diagnostic gaz est obligatoire à la vente depuis le 1er novembre 2007 pour les logements dont l’installation de gaz a plus de 15 ans. La loi ALUR l’a étendu à la location : depuis le 1er juillet 2017 pour les logements situés dans un immeuble collectif dont le permis de construire date d’avant 1975, et depuis le 1er janvier 2018 pour tous les autres logements.

Quand le diagnostic gaz est-il obligatoire ?

Le diagnostic gaz est une obligation légale qui vise à garantir la sécurité des occupants d’un logement doté d’une installation de gaz ancienne. Il permet d’identifier les anomalies pouvant présenter un risque et d’anticiper les travaux nécessaires pour assurer la conformité de l’installation.
Lorsqu’un propriétaire met en vente un bien immobilier, maison ou appartement, il doit faire réaliser un diagnostic gaz si l’installation intérieure de gaz a plus de 15 ans. Cette obligation concerne toutes les installations fixes, qu’elles soient reliées au réseau de distribution ou alimentées par une citerne individuelle. Grâce à ce diagnostic, l’acquéreur peut évaluer l’état réel de l’installation de gaz, repérer d’éventuelles anomalies et, surtout, anticiper les risques d’accidents domestiques. Il permet notamment de prévenir les intoxications au monoxyde de carbone, les explosions ou les incidents liés à une mauvaise combustion.

Depuis la loi ALUR, les propriétaires doivent fournir un diagnostic gaz lors de la mise en location d’un logement, dès lors que l’installation intérieure de gaz a plus de 15 ans.
Cette obligation s’applique à tous les types de logements, qu’ils soient meublés ou non meublés, et concerne aussi bien les maisons que les appartements.

L’objectif est clair : protéger le locataire en s’assurant que l’installation ne présente aucun Danger Grave et Immédiat (DGI).

Pour cela, un diagnostiqueur certifié contrôle plusieurs points essentiels :

l’étanchéité des tuyauteries fixes ;

la détection d’anomalies pouvant provoquer une explosion ou une intoxication ;

l’aération et l’évacuation des gaz brûlés ;

la conformité des appareils de combustion ;

l’état des canalisations de gaz ;

le fonctionnement des équipements de chauffage et de production d’eau chaude à combustion ;

la ventilation des pièces pour limiter tout risque d’asphyxie ;

et enfin, le bon fonctionnement des dispositifs de coupure du gaz.

En résumé, ce diagnostic garantit la sécurité des occupants tout en renforçant la conformité des logements mis en location.

Qui peut réaliser le diagnostic gaz ?

Seul un professionnel certifié est autorisé à effectuer un diagnostic gaz. Ce dernier doit répondre aux critères suivants :

1
Certification obligatoire

Le diagnostiqueur doit être titulaire d’une certification délivrée par un organisme accrédité par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation). Cette certification est indispensable pour garantir que l’expert maîtrise les techniques de contrôle et les normes de sécurité en vigueur.

2
Indépendance et impartialité
Le professionnel ne doit avoir aucun lien avec le propriétaire, l’acquéreur, le locataire ou les entreprises de travaux. Cela garantit un diagnostic objectif, sans conflit d’intérêt.
3
Connaissance des normes techniques
Le diagnostiqueur doit maîtriser les réglementations en vigueur, notamment les articles du Code de la construction et de l’habitation et les normes de sécurité liées aux installations de gaz.
4
Assurance responsabilité civile
Comme pour tout diagnostic immobilier, le professionnel doit disposer d’une assurance responsabilité civile couvrant d’éventuelles erreurs ou omissions dans le rapport de diagnostic.

Comment se déroule un diagnostic gaz ?

Le diagnostic gaz suit une méthodologie rigoureuse, permettant d’évaluer l’état de l’installation et d’identifier d’éventuelles anomalies.

Inspection des installations de gaz

Lors de son intervention, le diagnostiqueur réalise plusieurs vérifications techniques :

Contrôle des appareils à combustion

Vérification du bon fonctionnement des chaudières, chauffe-eau, plaques de cuisson alimentés au gaz naturel ou propane.
Analyse des éventuels défauts de combustion qui pourraient engendrer des risques d’intoxication au monoxyde de carbone.

Contrôle des tuyauteries et canalisations de gaz

Vérification de l’étanchéité des conduits et de l’absence de fuite.
Examen des robinets et vannes de coupure du gaz.

Vérification de la ventilation et de l’évacuation des fumées

Contrôle de la présence et de l’efficacité des systèmes de ventilation dans le logement.
Analyse de l’évacuation des gaz brûlés, indispensable pour prévenir tout danger lié à une mauvaise combustion.

Détection des anomalies et évaluation des risques

À la fin du diagnostic, le professionnel identifie les anomalies et les classe en trois niveaux :

A1 (anomalie mineure) : Dysfonctionnement sans danger immédiat, mais nécessitant une amélioration.
A2 (anomalie à risque) : Défaut pouvant représenter un danger potentiel, nécessitant une intervention rapide.
DGI (Danger Grave et Immédiat) : Anomalie critique imposant une coupure immédiate du gaz jusqu’à la mise en conformité.

Type d'anomalie Niveau de danger Action requise
A1 Faible Correction future
A2 Modéré à élevé Réparation rapide
DGI Très élevé Coupure immédiate et intervention urgente

Que se passe-t-il en cas d’anomalie ?

Absence d’anomalie

L’installation est conforme et aucune action corrective n’est requise.

Présence d’anomalies A1 ou A2

Le propriétaire est informé des dysfonctionnements et peut réaliser des travaux d’amélioration.

Présence d’une anomalie DGI

Le diagnostiqueur interrompt l’alimentation en gaz de la partie dangereuse et signale le danger au distributeur de gaz. Le propriétaire doit faire intervenir un professionnel du gaz pour réparer avant toute remise en service.

Que contient un rapport de diagnostic gaz ?

Le rapport de diagnostic gaz contient plusieurs informations essentielles. Il précise l’identité du diagnostiqueur certifié, incluant son nom, son numéro de certification et l’organisme certificateur qui l’a accrédité.

Les coordonnées du propriétaire ou du mandataire ayant demandé le diagnostic sont également mentionnées, ainsi que l’adresse complète du logement concerné.

La date de réalisation du diagnostic est indiquée, avec sa durée de validité, qui est de trois ans pour une vente et six ans pour une location.

Le cadre réglementaire du diagnostic est également rappelé. Il fait référence aux textes de loi et aux réglementations en vigueur concernant les installations intérieures de gaz.

Le rapport contient aussi une description détaillée des équipements présents dans le logement. Il mentionne le type de combustible utilisé, qu’il s’agisse de gaz naturel, propane ou butane. La localisation et le nombre d’appareils alimentés en gaz sont précisés, tout comme l’existence d’un distributeur de gaz, qu’il soit raccordé au réseau public via un compteur ou qu’il s’agisse d’une citerne individuelle.
Le rapport de diagnostic gaz identifie les anomalies présentes dans l’installation et les classe en trois niveaux de gravité. Les anomalies mineures (A1) ne présentent pas de danger immédiat mais nécessitent une surveillance. Les anomalies à risque (A2) peuvent représenter un danger potentiel et demandent une intervention rapide. Les DGI (Dangers Graves et Immédiats) imposent une coupure immédiate du gaz et des travaux obligatoires avant toute remise en service.

Le rapport se termine par des recommandations de mise en conformité. Il doit dater de moins de 3 ans à la promesse ou à l’acte de vente, et de moins de 6 ans à la signature du bail. Il est remis dans le dossier de diagnostic technique, à l’acquéreur ou au locataire. Sans diagnostic, le vendeur ne peut pas s’exonérer de la garantie des vices cachés, et la responsabilité du bailleur peut être engagée.

Combien coûte un diagnostic gaz ?

Le prix d’un diagnostic gaz n’est pas réglementé. Il dépend surtout du nombre d’appareils à gaz et de la longueur des tuyauteries à contrôler. Il baisse si vous le commandez avec les autres diagnostics de vente ou de location dans un même pack : demandez un devis, il est gratuit.

Cas de vente

  • Les appareils :
    chaudière, chauffe-eau, cuisinière ou appareil de chauffage à contrôler.
  • L’installation :
    longueur des tuyauteries, compteur ou citerne, dépendances.
  • Le pack :
    commandé avec le DPE ou l’électricité, le diagnostic revient moins cher.

Cas de location

  • Le contrôle sur place :
    appareils, tuyauteries, aération et évacuation des fumées, sans démontage.
  • Le rapport officiel :
    anomalies classées A1, A2 ou danger grave et immédiat.
  • Les explications :
    le diagnostiqueur vous commente les résultats.

Vente ou location : ce qui change

Le contrôle est le même, mais la durée de validité et les responsabilités diffèrent.

CritèreVenteLocation
ValiditéMoins de 3 ans à la promesse ou à l’acte de venteMoins de 6 ans à la signature du bail
Qui le commandeLe vendeurLe bailleur
RemisDans le dossier de diagnostic technique, avec la promesse ou l’acteDans le dossier de diagnostic technique, à la signature du bail
Sans diagnosticLe vendeur ne peut pas s’exonérer de la garantie des vices cachésLa responsabilité du bailleur peut être engagée
Danger grave et immédiatCoupure de la partie dangereuse et réparation avant remise en serviceIdem : le logement doit rester sûr pour le locataire

Questions fréquentes sur le diagnostic gaz

Oui, s’il date de moins de 3 ans à la date de signature. Délivré par Qualigaz, Dekra ou Copraudit après une installation neuve ou modifiée, il dispense du diagnostic gaz (service-public.gouv.fr).

Non. Le diagnostic n’est obligatoire que si l’installation de gaz a plus de 15 ans. Conservez le certificat de conformité ou les factures qui prouvent sa date.

Il concerne les installations fixes : gaz naturel du réseau ou citerne. Un simple appareil branché sur une bouteille, sans tuyauterie fixe, relève d’un cas particulier à vérifier avec le diagnostiqueur.

Le diagnostiqueur interrompt l’alimentation de la partie dangereuse et prévient le distributeur de gaz. Un professionnel du gaz doit réparer avant toute remise en service.

Le vendeur ou le bailleur s’expose à une amende de 1 500 €, portée à 3 000 € en cas de récidive.

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