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Diagnostic mérule de votre bien

Vous vendez ou achetez une maison ancienne, ou vous avez subi un dégât des eaux ? Le diagnostic mérule vérifie si ce champignon s’attaque aux bois du bâtiment. En zone à risque, le vendeur doit informer l’acquéreur.

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Sommaire :

Le diagnostic mérule en bref

  • Mérule : champignon qui détruit le bois dans les lieux humides et mal ventilés.
  • Vente en zone à risque : le vendeur informe l’acquéreur du risque de mérule, dans le dossier de diagnostic technique.
  • Hors zone : aucune obligation, mais un diagnostic est conseillé pour une maison ancienne ou après un dégât des eaux.
  • Déclaration : l’occupant, ou à défaut le propriétaire, déclare la mérule en mairie.
  • Zones : délimitées par arrêté préfectoral.
  • Cadre : loi ALUR du 24 mars 2014.

Source : réponse du ministère du Logement publiée au Journal officiel le 30 juin 2020.

Qu’est-ce que la mérule ?

La mérule (Serpula lacrymans) est un champignon qui dégrade le bois et les matériaux à base de cellulose. Surnommée « lèpre des maisons », elle se développe dans les lieux humides, sombres et mal ventilés : caves, vides sanitaires, planchers et charpentes après un dégât des eaux.

Elle progresse vite et peut traverser la maçonnerie pour atteindre d’autres pièces. Sans traitement, le bois perd sa résistance, jusqu’à fragiliser planchers et charpentes.

Le diagnostic mérule est-il obligatoire ?

Il n’existe pas de diagnostic mérule obligatoire au sens strict. La loi ALUR de 2014 a créé trois obligations :

  • Déclaration en mairie : l’occupant, ou à défaut le propriétaire, qui a connaissance de la présence de mérule doit la déclarer en mairie.
  • Zones à risque : le préfet peut délimiter par arrêté les zones exposées, à partir des informations transmises par les communes.
  • Information de l’acquéreur : en cas de vente d’un bien situé dans une de ces zones, le vendeur informe l’acquéreur du risque de mérule, dans le dossier de diagnostic technique.

Hors de ces zones, l’information sur la mérule n’est pas obligatoire. Un diagnostic reste utile avant d’acheter une maison ancienne ou après un dégât des eaux : c’est le moyen le plus sûr de vérifier l’état des bois.

Comment se déroule le diagnostic mérule ?

Le diagnostic se fait sans démolition, en cinq étapes :

Visite du bien

Le diagnostiqueur inspecte toutes les pièces accessibles, en priorité les zones humides : caves, vides sanitaires, combles et pièces d’eau.

Recherche des signes

Il repère les indices visibles : filaments blancs, bois brun et friable, odeur de champignon, poussière rousse de spores.

Sondage des bois

Il sonde les éléments en bois au poinçon pour détecter les parties ramollies.

Mesure de l’humidité

Il mesure l’humidité des bois et des murs pour repérer les zones favorables au champignon.

Rapport et préconisations

Le rapport indique la présence ou l’absence de mérule, les zones atteintes, les causes probables et les mesures à prendre.

Échange avec le client à propos de ses diagnostics

Quels sont les risques de la mérule ?

La mérule détruit le bois de l’intérieur : il devient cassant et se fragmente en petits cubes. Planchers, escaliers et charpentes peuvent perdre leur solidité, ce qui impose parfois de lourds travaux.

Elle fait aussi perdre de la valeur au bien. Un acquéreur qui découvre une mérule cachée après la vente peut se retourner contre le vendeur au titre des vices cachés.

Comment reconnaître la mérule ?

  • Filaments blancs ou gris formant un feutrage cotonneux.
  • Bois brun, cassé en petits cubes, qui s’effrite sous les doigts.
  • Fructifications brun-roux en forme de crêpe, entourées d’une poussière de spores rousse.
  • Odeur de champignon ou de sous-bois.
  • Planchers ou boiseries qui se déforment.
  • Caves, sous-sols et vides sanitaires.
  • Planchers du rez-de-chaussée et escaliers.
  • Charpentes et poutres exposées à une fuite ou à des infiltrations.
  • Boiseries, plinthes et doublages des pièces humides.
  • Murs proches d’une zone atteinte, car la mérule traverse la maçonnerie.
  • Sondage du bois au poinçon.
  • Mesure de l’humidité des bois et des murs.
  • Inspection à l’endoscope des cavités et des doublages, si besoin.
  • Prélèvement analysé en laboratoire pour confirmer l’espèce de champignon.

Que faire en cas de mérule ?

  • Déclarer en mairie la présence de mérule, comme le prévoit la loi.
  • Supprimer la cause d’humidité : fuite, infiltration ou défaut de ventilation.
  • Faire traiter par une entreprise spécialisée, qui retire les bois atteints et traite les maçonneries.
  • Informer l’acquéreur en cas de vente, même hors zone, pour ne pas s’exposer à la garantie des vices cachés.

Mérule ou termites : quelle différence ?

Les deux s’attaquent au bois, mais ne relèvent pas des mêmes règles. Voir aussi notre page diagnostic termites et l’état parasitaire, qui recherche tous les parasites du bois.

CritèreMéruleTermites
NatureChampignonInsecte
Favorisé parL’humidité et le manque d’aérationLe bois en contact avec le sol humide
Vente en zone à risqueInformation de l’acquéreurDiagnostic obligatoire
ValiditéAucune durée fixéeMoins de 6 mois
Déclaration en mairieObligatoireObligatoire, dans le mois

Combien coûte un diagnostic mérule ?

Le prix d’un diagnostic mérule n’est pas réglementé. Il dépend de la surface, de l’accès aux caves, combles et vides sanitaires, et d’éventuelles analyses en laboratoire. Commandé avec les autres diagnostics de vente, il revient moins cher : demandez un devis, il est gratuit.

Questions fréquentes sur la mérule

Pas en tant que diagnostic. Si le bien est dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, le vendeur doit informer l’acquéreur du risque de mérule dans le dossier de diagnostic technique. Ailleurs, rien n’est imposé.

Il n’existe pas d’obligation propre à la mérule pour la location. Le bailleur doit en revanche louer un logement décent, protégé des infiltrations et sans risque pour la sécurité des occupants.

Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre préfecture, qui publie les arrêtés délimitant les zones à risque.

L’occupant du logement, ou à défaut le propriétaire. En copropriété, la déclaration pour les parties communes revient au syndicat des copropriétaires.

Oui, à condition d’en informer clairement l’acquéreur. Un vendeur qui cache une mérule connue s’expose à l’annulation de la vente ou à une baisse du prix au titre des vices cachés.

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